WHITECHAPEL : Série britannique diffusée sur ITV (et sur Arte en France) depuis 2009.

WhitechapelWhitechapel c'est une série policière très noire, violente et dérangeante dont j'ai regardé les 3 premières saisons en quelques jours tellement c'est bien ! (*et maintenant j'attends la suite avec énormément d'impatience !*) (* billet garanti sans spoilers *)

La SAISON 1 débute avec l'arrivée du fringant inspecteur Chandler à la tête d'une brigade de recherche de la Police de l'Est londonien. Lui-même était jusqu'ici un bureaucrate carriériste sans réelle expérience du terrain, très influencé par un parrain officier haut gradé. La confrontation avec sa nouvelle équipe (exclusivement masculine) est évidemment difficile et l'inspecteur Chandler aura fort à faire pour s'imposer notamment face à son second, le détective Ray Miles. D'autant plus, qu'un tueur rôde dans Whitechapel et qu'il semble copier les meurtres de Jack l'Éventreur !

La SAISON 2 ressuscite également des méchants historiques : les jumeaux Kray, gangsters des années 1950 – 1960 (j'ai vérifié, il s'agit bien de malfrats authentiques !). Pour la SAISON 3, les scénaristes ont (heureusement) compris qu'il serait peu crédible d'enchainer les copycat. Du coup, la série prend un nouveau tournant et les archives criminelles servent à résoudre des affaires contemporaines. Cette troisième saison propose donc 3 enquêtes successives (en 2 ou 3 épisodes) mêlant ésotérisme, horreur et surnaturel.

Pourquoi regarder Whitechapel ?

(* tous les moyens seront bons pour vous convaincre qu'il serait vraiment dommage de passer à côté de cette petite série sans prétention ! *)

Pour se plonger dans l'East End londonien. Pour découvrir que l'ultra moderne quartier des affaires, le Gherkin et Tower Bridge côtoient des vestiges de l'époque victorienne où Whitechapel était un cloaque infâme et infesté de tueurs sanguinaires qui inspirent encore au XXIème siècle.

Pour les génériques sympas qui changent à chaque enquête pour se mettre au diapason des époques évoquées et qui posent d'office l'ambiance (glauque).

Pour les scénarios qui tiennent globalement la route et surtout qui ne sont pas parasités par un background sentimental inutile (dernier exemple catastrophique : Luther, autre série britannique découverte cette année, qui est encombré d'une ex-épouse insupportable). D'ailleurs c'est simple : Joe Chandler n'a pas de vie sentimentale, pas de famille, pas de loisirs (?). Point.

Parce que la série repose sur les interactions entre les personnages principaux. D'abord à couteaux tirés, puis complices à la vie à la mort, le duo Joe Chandler – Ray Miles fonctionne bien, toujours émouvant. J'aime bien aussi Buchan le ripperologue, documentaliste féru d'archives criminelles. Et surtout, j'ai beaucoup aimé la manière dont les membres de la brigade sont progressivement dotés d'un caractère distinct, d'une vie perso … par de petites touches de 'vie quotidienne' au milieu d'enquêtes de longue haleine (un mariage, une naissance, une maladie …)

Pour Rupert Penry-Jones dans un rôle complètement à contre emploi par rapport à Adam Carter, espion sûr de lui et surentrainé que je connaissais dans MI-5. En effet, après Sherlock et son syndrome d'Asperger, voilà (le tout aussi séduisant) Joe Chandler et ses TOC … Selon moi, l'atout majeur de la série c'est ce personnage d'inspecteur ultra élégant, immédiatement attachant grâce à ses fragilités qui le handicapent dans sa vie professionnelle et personnelle. Je me demande d'ailleurs comment il sa surmonter le coup de massue qu'il reçoit dans le final de la saison 3.

Parce que j'ai vraiment passé des soirées passionnantes (même si j'ai moins aimé la saison 2) à essayer de résoudre des crimes avec la brigade de Whitechapel. (et parce que j'ai ainsi pu attendre plus sereinement la suite de la saison 7 de Doctor Who)

Ce billet marque ma 2ème participation au MOIS ANGLAIS organisé par LOU et TITINE.

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