rien n'est trop beau

Rien n'est trop beau de Rona Jaffe

Traduit de l'anglais (États-Unis) : The Best of everything

Le livre de poche / 669 pages / 7,90 euros

C'est sur le blog d'Adalana que j'ai découvert ce roman et malgré son avis mitigé, j'ai eu envie de tenter. Et j'ai beaucoup aimé !

New York, 1958.

Rien n'est trop beau raconte le quotidien de jeunes filles employées de bureau (dactylos, secrétaires …) aux prestigieuses Éditions Fabien. Il y a Caroline l'ambitieuse qui tente d'oublier une rupture douloureuse, April la provinciale naïve qui rêve de devenir comédienne, Barbara la divorcée qui subvient aux besoins de sa fille et de sa mère … Elles viennent toutes d'horizons différents mais partagent les mêmes ambitions d'un schéma de réussite sociale (mariage, enfants …) très rigide.

Caroline, April, Barbara, Gregg, Mary Agnès … sont pétillantes et j'avais beaucoup de mal à stopper ma lecture. Pour autant, je ne m'attendais pas trouver ces jeunes new-yorkaises si pleines de mal-être, victimes des hommes (lâches, cruels) et des contraintes sociales de leur époque. Elles vont de désillusions en catastrophes et peinent à trouver leur place dans un monde d'après guerre qui évolue. Heureusement certaines voient leur situation s'arranger (grâce au mariage évidemment !)

C'est un roman terriblement désuet, dans 'son jus', qui vaut beaucoup pour le contexte historique des années 50. On y retrouve la frénésie des sorties de bureau qui se terminent devant des cocktails, le paternalisme (souvent libidineux) des patrons (forcément des hommes !) tandis que les jeunes femmes sont mal payées et vivent des existences parfois très solitaires dans l'attente d'un mariage salvateur. Caroline, le personnage principal, est légèrement plus critique : « elle a probablement passé toute sa vie à organiser cet événement sans jamais penser à ce qui adviendrait ensuite » (p. 84).

Bref ! J'ai aimé ce roman comme un témoignage sur une époque révolue même si j'ai parfois été estomaquée par la naïveté de ces jeunes femmes et par les privautés que se permettent leurs patrons.

Et même s'il est trop tard, ce livre fait partie de mes lectures du mois américain de Titine.

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