pandemia

Pandemia de Franck Thilliez

Fleuve noir (juin 2015) / 644 pages / 21,90 euros

Je sais que la dernière fois, j'avais dit « plus jamais » aux polars de Franck Thilliez mais comme je suis faible, je n'ai pas résisté à la promesse d'une épidémie ravageuse. Heureusement pour moi, j'ai trouvé cet dernier opus nettement moins mauvais que l'autre.

Trois cadavres de cygnes sont retrouvés en baie de Somme. Une microbiologiste de l'Institut Pasteur-Paris, Amandine Guérin, découvre que ces oiseaux sont porteurs d'un virus de la grippe inconnu et potentiellement transmissible à l'homme. Parallèlement, le rude et brutal inspecteur du 36 quai des Orfèvres, Franck Sharko (à présent marié et père de famille) enquête sur la disparition de SDF parisiens, liée au meurtre d'un homme en forêt de Meudon, justement à proximité d'un étang où vivent des oiseaux sauvages …

Certes, j'ai déploré la surenchère des thèmes (virus de la grippe mais aussi virus informatique, web clandestin, crucifixion et motivations religieuses, pollution industrielle ...). *SPOILER* Rien qu'avec son criminel utilisant un virus pour désorganiser la société, Franck Thilliez tenait une idée passionnante (et suffisante pour un seul roman) d'autant plus que les autres sont à peine effleurées. En outre, comme dans Train d'Enfer pour Ange rouge, il y a des invraisemblances mais (heureusement) pas de situations gores.

Néanmoins, je ne vais pas cracher dans la soupe car Pandemia tient ses promesses : page-turner efficace, thriller sombre et anxiogène où la tension monte crescendo (la moindre migraine devient suspecte). Pas le thriller du siècle mais un divertissement idéal pour frissonner aux petites heures de la nuit …