dead line

red flag

Deadline (Feed II) et Red Flag (Feed III) de Mira Grant

Traduit de l'anglais (États-Unis) 

GALLIMARD (Folio SF) / 677 et 752 pages

Autant le tome 1 était enthousiasmant, autant cette double suite est moyenne.

Pour mémoire, cette trilogie de SF se passe aux États-Unis vers 2040. Le monde s'est transformé depuis « Le Jour des morts » c'est-à-dire depuis qu'un virus (fabriqué par l'homme) a changé les 3/4 de l'humanité en morts-vivants assoiffés de chair humaine. Le truc chouette dans cette histoire, c'est que l'auteur s'attache moins aux zombies qu'aux conséquences sur la société notamment sur les médias et la politique. Et pimente son récit avec un duo qui fonctionne bien, Georgia et Shaun Mason, frère et sœur qui entretiennent une relation fort complexe.

*spoilers tome 1*

Dans DEADLINE, c'est la douche froide.

Georgia étant morte, c'est son frère Shaun qui reprend la narration. Or, Shaun est particulièrement binaire : soit il cogne, soit il parle avec sa sœur morte qui le hante et qu'il veut venger. Globalement, j'ai trouvé Deadline bavard et ennuyeux. Le peu d'action et de découvertes sont noyés sous un jargon scientifique souvent confus et des répétitions incessantes (par exemple, les voyages en van à travers le pays). En plus, la traduction est assez maladroite (« bite », « cul » répétés … bof quoi …)

Heureusement dans RED FLAG la dynamique reprend.

Sous la forme d'un clone, Georgia réapparaît. Les chapitres qui lui sont consacrés sont d'ailleurs passionnants et plein de suspens : qui est-elle vraiment ? Pourquoi a-t-elle été créée ? Comment ses amis et son frères vont-ils l'accepter ? … Sa relation amoureuse avec Shaun est enfin dévoilée de même que leurs liens avec leurs parents adoptifs. Les implications politiques, scientifiques et conspirationnistes de chacun s'imbriquent pour donner un dénouement satisfaisant (bien que manquant peut-être d'ampleur).

Pour conclure sur cette trilogie en dents de scie, je ne regrette pas ma lecture (bien au contraire). Mais je regrette le phénomène médiatique du tome 1 qui a visiblement empêché Mira Grant de passer davantage de temps à peaufiner ses tomes suivants.