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Colline de Jean Giono

Première parution : 1929

Le Livre de poche / 190 pages

Étrange de passer des amours sophistiqués de Virginia&Vita aux rudes paysans de Haute-Provence de Giono. Et pourtant, c'est la même époque (*ça c'était pour la petite remarque perso qui ne sert à rien !*). Colline est le premier livre de Jean Giono et le premier roman de sa trilogie de Pan (avec Un de Baumugnes et Regain).

Les Bastides blanches sont « un débris de hameau », quatre fermes isolées sur une colline provençale où seuls le facteur et le médecin montent encore. Y vivent quatre rudes paysans (Jaume, Arbaud, Gondran et Maurras) et leurs familles, douze personnes plus l'idiot du village. Leur tranquille quotidien est bouleversé quand l'aïeul du hameau, Janet, est victime d'une attaque qui le laisse paralysé et délirant. Les hommes, habitués à vivre en symbiose avec la nature, s'inquiètent dès lors de signes inhabituels qu'ils constatent. Leurs malheurs commencent effectivement lorsque l'unique fontaine du village se tarit …

J'ai aimé ce livre pour sa description si poétique de la nature, presque mystique (mais sans la moindre trace de religion ou religiosité). Si superstition il y a aux Bastides Blanches, c'est une croyance païenne en la terre toute puissante. Il y a aussi quelque chose du théâtre dans ce roman. Jean Giono créé une sorte de huit-clos dans lequel la tension dramatique enfle inexorablement jusqu'au dénouement final.

Pour conclure, contrairement à Le Hussard sur le toit (que j'avais également adoré mais qui se perd parfois en digressions), Colline est un texte court et très puissant, une lecture difficile à lâcher.