Le-cercle

Le Cercle de Bernard Minier

Pocket (thriller) / 789 pages / 8,40 euros

J'avais été prévenue par plusieurs bloggeuses, je n'ai donc pas été surprise : j'ai moins apprécié Le Cercle que Glacé, le précédent roman policier de Bernard Minier.

Le Cercle débute 18 mois après les événements survitaminés de Glacé. C'est un peu 'on reprend les mêmes et on recommence' sauf que cette fois-ci, c'est dans la chaleur accablante du mois de juin 2010, ponctuée par les matchs de la Coupe du monde de foot. Martin Servaz est toujours commandent à la SRPJ de Toulouse. Il est encore sous le choc de l'avalanche qui lui a presque coûté la vie. Julian Hirtmann, le tueur en série suisse, est en cavale. Les policiers Vincent, Samira et la gendarme (rétrogradée) Irène Ziegler sont également présents mais malheureusement laissés au second plan puisque le livre se focalise sur l'étrange connexion qui s'est instaurée entre Martin et Hirtmann.

L'enquête débute par un appel à l'aide d'une ex de Martin : son fils a été découvert (apparemment drogué et ivre) sur le lieu d'un crime étrange. Il s'agissait d'une séduisante enseignante de prépa, retrouvée torturée et noyée dans sa baignoire. En preux chevalier servant, Martin vole au secours de son amie et replonge dans ses années lycée. En effet, le crime a eu lieu à Marsac « la Cambridge du Sud-Ouest » (p.39) où il a fait ses études et où Margot, sa fille, est actuellement scolarisée. Encore une fois, passé et présent s'entremêlent pour dissimuler des sombres desseins.

C'est l'originalité de Glacé qui me reste en mémoire (ces 100 pages liminaires sans autre élément criminel qu'une tête de cheval tranchée !). Or Le Cercle est un roman policier plus classique, qui possède (selon moi) un réel problème de rythme (le début est mou, l'action arrive trop tardivement) et dont les fausses pistes sont progressivement/rapidement évidentes. Les idées sont bonnes (le cercle, la vengeance opérée par JH …) mais pas abouties, bizarrement (sous) exploitées … Bref ! Une lecture un peu décevante qui dit finalement peu de choses sur notre société.

Mais je lirais N'éteins pas la lumière, l'opus 3 de Bernard Minier, dont les avis sont assez positifs.