jadeJade, fille de l'eau de Nina Blazon

traduit de l'allemand par Nelly Lemaine (Faunblut)

Albin Michel (WIZ) / janvier 2012

352 pages / 15 euros

Jade vit dans une cité ravagée par la guerre, gouvernée par une Lady impitoyable. Ce pourrait être Venise : c'est un monde aqueux où l'eau est omniprésente (et crainte par la majorité des habitants). Jade habite avec son père qui tient un hôtel en ruine. Un jour, deux voyageurs étrangers exigent d'y être logés avec leurs malles contenant des animaux féroces. L'un des étrangers, Faune, est d'une beauté saisissante qui ne laisse pas Jade indifférente … Pourtant, il est employé par la Lady pour traquer les Echos, êtres aquatiques qui menacent l'équilibre précaire de la cité. La loyauté de Jade l'incite à s'engager dans la rébellion, en lutte contre la Lady et découvre bientôt que les Echos ne sont peut-être pas mauvais … Son cœur sera dès lors partagé entre sa passion pour Faune et son sens de la justice.

Jade, fille de l'eau est un roman fantastique de facture classique avec une jolie romance (pour une fois, la jeune fille n'est pas une oie blanche, elle couche avec son amoureux sans que l'auteur juge nécessaire d'en faire un développement à part entière). La mise en place de l'histoire est compliquée mais globalement, l'histoire fonctionne bien.

Néanmoins, rien de nouveau sous le soleil ! J'attendais plus de Nina Blazon dont le précédent roman m'avait enchantée (La femme du vampire) par son originalité et la complexité de ses personnages. Jade, fille de l'eau n'est cependant qu'un énième avatar de roman fantastique avec créatures mystérieuses (les Echos), triangle amoureux, société injuste contre laquelle l'héroïne se bat jusqu'à découvrir qu'elle est elle-même dotée d'un don spécial. Bref, peut-être est-ce moi qui fait un overdose de ce genre de roman mais je suis un peu déçue.