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Moriarty et Les Trois Reines de Anthony Horowitz

Traduit de l'anglais (Royaume-Uni)

Hachette (octobre 2014) / 360 pages / 17,50 euros

Anthony Horowitz débute son roman après l'épisode tragique des chutes du Reichenbach (et les morts présumées de Sherlock Holmes et du professeur Moriarty). Deux disciples de Sherlock Holmes, Frederick Chase de l'agence Pinkerton de New York et Athelney Jones inspecteur de Scotland Yard, enquêtent sur un gangster américain nommé Clarence Devereux dont le but est d'occuper le vide laissé par Moriarty.

Comme avec son précédant opus, La Maison de Soie, je n'ai pas été convaincue par les tentatives d'Anthony Horowitz de pérenniser l'univers d'Arthur Conan Doyle. En effet, si les références à l’œuvre de Arthur Conan Doyle sont (omni)présentes, le récit d'Anthony Horowitz est nettement plus sombre et glauque que l'original, inutilement parsemé de morts violentes et d'actes de tortures gratuits. Et comment croire à un chef de la pègre américaine agoraphobe et peureux ?

La révélation finale est claironnée par Anthony Horowtiz dans une lettre adressée aux critiques littéraires : « Tout le suspense tient sur une seule phrase. J'ai toujours voulu que le récit en arrive à un point où il se produirait quelque chose de si terrible et de si inexplicable en apparence que les lecteurs en viendrait à s'interroger sur la santé mentale de l'auteur ». Certes cohérente, cette révélation finale est décevante et arrive trop tardivement.

Pour résumer, Moriarty est un roman policier qui manque cruellement de vie et de relief. Oserai-je dire 'trop scolaire' ? Pas mauvais mais absolument contournable. N'est pas Arthur Conan Doyle qui veut …